Méthode champenoise

Les amateurs de vin exigeants le savent : tous les millésimes ne se valent pas. Par exemple, les millésimes 2000 et 2010 furent magnifiques à Bordeaux, tandis que le 2013 est à éviter. C'est pourquoi chaque guide des vins propose une liste des bons et des moins bons millésimes par région. Mais que se passerait-il si les vignerons abandonnaient cette tradition ?
Le millésime indiqué sur l'étiquette d'un vin correspond à l'année de récolte des raisins. Les conditions climatiques de cette année-là influent sur les raisins, et leur qualité détermine le goût et le potentiel de garde du vin. Il est donc logique que le millésime soit traditionnellement valorisé. L'indication du millésime n'est pas obligatoire partout, mais elle l'est au Canada et aux États-Unis, ainsi qu'en Alsace, en France. Au moins 95 % des raisins proviennent de l'année mentionnée sur l'étiquette.

Quand on pense aux vins non millésimés, on pense souvent au vin de table. Pourtant, si vous appréciez le Champagne, vous dégustez des vins sans millésime, mais au prestige indéniable. Joseph Krug a révolutionné le monde champenois en 1843. Convaincu que l'assemblage devait neutraliser l'influence des aléas climatiques sur le Champagne, il a créé une collection de vins de réserve, lui permettant ainsi de produire chaque année un excellent Champagne à partir de vins âgés de un à vingt-cinq ans. Aujourd'hui, la quasi-totalité des maisons de Champagne procèdent à l'assemblage de millésimes.
C'est rare pour les autres vins, mais cela commence à changer. Le domaine Wildekrans, situé sur la rivière Bot en Afrique du Sud, assemble quatre cépages rarement associés en Europe pour son Deep Purple : Shiraz, Cabernet Franc, Merlot et Pinot Noir. De plus, chaque cépage bénéficie d'un millésime différent. Un vin d'exception, sombre, corsé et épicé, aux notes fraîches typiques des vins de climat frais. En exclusivité chez Paradisi.
Méthode Champenoise